Pourquoi le COMEX doit intégrer la transmission des savoirs dans sa stratégie ?
Dans les entreprises, certaines pertes sont visibles.D’autres sont silencieuses.Il y a celles qui apparaissent dans les bilans.Et celles qui ne laissent aucune trace… sinon un affaiblissement progressif.La perte des savoirs fait partie de ces risques invisibles.
Et aujourd’hui, elle est en train de devenir un enjeu stratégique majeur — qui ne peut plus être laissé aux seules fonctions RH.
Un risque sous-estimé au plus haut niveau
Dans la plupart des organisations, la transmission des savoirs reste abordée de manière opérationnelle :
• formation interne
• tutorat
• documentation
Mais rarement comme un sujet de gouvernance. Or, dans un contexte de départs massifs à la retraite, d’accélération technologique et de transformation des métiers, la question change de nature. - Ce n’est plus un sujet RH.
C’est un sujet COMEX.
Le capital invisible des entreprises
Toute entreprise repose sur deux types d’actifs :
• les actifs visibles (financiers, industriels, technologiques)
• les actifs invisibles (expérience, savoir-faire, culture, décisions accumulées)
Ce deuxième capital — souvent appelé capital immatériel — est le plus difficile à mesurer… et le plus facile à perdre. Dans des groupes comme LVMH ou Airbus, la valeur repose largement sur des savoirs complexes, transmis sur des années, parfois des décennies.
Une expertise qui disparaît n’est pas simplement remplacée.
Elle est souvent recréée… à un coût élevé, avec du temps et de l’incertitude.
Une accélération des pertes
Trois dynamiques renforcent aujourd’hui ce risque :
1. Le choc démographique
Le départ des générations les plus expérimentées s’accélère.
2. La complexification des métiers
Les compétences sont de plus en plus spécialisées, donc plus difficiles à transmettre.
3. L’accélération des transformations
Les entreprises évoluent plus vite que leur capacité à formaliser leurs savoirs.
Résultat : une érosion progressive du capital interne.
Pourquoi le COMEX est directement concerné ?
Parce que les conséquences sont stratégiques :
• perte de productivité
• allongement des cycles d’apprentissage
• dépendance accrue à des compétences externes
• fragilisation de l’avantage concurrentiel
À ce niveau, il ne s’agit plus d’optimiser… mais de préserver la capacité même de l’entreprise à performer.
De la transmission à la performance
Longtemps, la transmission a été perçue comme une obligation sociale ou managériale.
Elle devient aujourd’hui un levier direct de performance
Une organisation qui structure la transmission :
• réduit ses coûts de formation
• accélère la montée en compétence
• sécurise ses savoir-faire critiques
• améliore la qualité de ses décisions
Elle transforme un risque en avantage compétitif.
Vers une stratégie du capital expérience
Pour le COMEX, cela implique un changement de posture.
Ne plus considérer les savoirs comme diffus…
mais comme un actif stratégique à piloter.
Cela suppose de :
• identifier les savoirs critiques
• cartographier les expertises clés
• structurer les mécanismes de transmission
• mesurer l’impact de ces dispositifs
👉 Autrement dit : piloter le capital expérience.
Le rôle de la technologie : une opportunité nouvelle
L’émergence de l’intelligence artificielle ouvre une perspective inédite.
Il devient possible de :
• capter les savoirs d’experts
• structurer les décisions et les méthodes
• créer des bases de connaissances évolutives
• rendre ces savoirs accessibles et activables
Ce qui relevait autrefois de l’informel peut désormais être structuré.
Mais la technologie seule ne suffit pas.
Elle doit s’inscrire dans une vision stratégique portée au plus haut niveau.
Un enjeu de souveraineté interne
Dans certains secteurs — industrie, énergie, luxe, ingénierie — la perte des savoir-faire n’est pas seulement un problème interne.
C’est un enjeu de souveraineté économique.
Chaque compétence non transmise fragilise l’organisation.
Chaque savoir perdu renforce la dépendance externe.
À terme, c’est la capacité à innover, produire et se différencier qui est en jeu.
Terra Nexio : structurer la transmission stratégique
C’est dans cette logique que s’inscrit Terra Nexio. Notre conviction est que la transmission ne doit plus être subie. Elle doit être organisée, pilotée et valorisée.
À travers des approches comme Terra Nexio Héritage, nous accompagnons les organisations pour :
• mobiliser des talents expérimentés
• structurer les mécanismes de transmission
• transformer les savoirs en actifs durables grâce à l’IA
Nous aidons les entreprises à faire du capital expérience un levier stratégique.
Parceque
Pendant longtemps, la transmission des savoirs a été un sujet de continuité.
Elle devient aujourd’hui un sujet de compétitivité.
Les entreprises qui réussiront demain ne seront pas seulement celles qui innovent.
Ce seront celles qui sauront préserver, structurer et activer ce qu’elles savent déjà.
Et cette responsabilité ne peut plus être déléguée.
Elle appartient désormais au COMEX.